A l’aube du 21ème siècle, le monde de la construction doit affronter de nombreux challenges. D’une part, parce que la demande immobilière augmente : la population mondiale est de plus en plus urbaine avec, en moyenne, près de 200 000 personnes qui s’installent dans une ville chaque jour. Et d’autre part, parce que les méthodes de management et de productivité n’ont quasiment pas évolué en 50 ans. Le secteur de la construction a beaucoup de retard à rattraper et l’arrivée des outils digitaux est vue comme un moyen d’augmenter et de rationaliser la rentabilité du secteur. Pour cela, les experts du National Building Specification, qui accompagnent les professionnels de la construction dans leur transition digitale ont décidé de mener une étude sur la digitalisation de l’industrie de la construction : on vous partage aujourd’hui leurs conclusions.

État des lieux du digital dans la construction : la victoire du Cloud

Aujourd’hui, la technologie est bien arrivée dans la construction, et particulièrement dans la gestion de projet : les modèles BIM sont utilisés tout au long d’un projet, de la conception à l’exploitation. Au-delà de la création d’une maquette 3D, ils permettent surtout aux différents acteurs d’un chantier de travailler sur un support commun. En échangeant des informations et en validant les données en amont, la maquette BIM permet ainsi de limiter les erreurs et d’accroître la productivité des équipes. Pour travailler à plusieurs sur une même maquette, le cloud est la technologie préférée du secteur : près de 63% des acteurs de la construction y ont recours pour gérer leurs projets. Les plateformes dématérialisées permettent à leurs utilisateurs d’accéder à leurs données de façon sécurisée, de constater les changements en temps réel et de contribuer de façon réellement collaborative.

L’autre grande tendance qui a été constatée sur les chantier concerne la structuration des données : une maquette BIM a vocation à être utilisée sur toute la durée de vie d’un bâtiment et les données qui y sont rattachées doivent pouvoir être réutilisées à n’importe quelle étape du processus. Donner du sens aux données enregistrées sur une maquette est encore le meilleur moyen de limiter les erreurs et repérer les éventuelles incohérences d’un projet.

Et pour le futur ?  Big Data et formats d’exploitation standardisés.

Au vu des dernières évolutions des technologies BIM, deux grands axes de développement sont à envisager pour les 5 prochaines années. Tout d’abord, pour traiter et comprendre la quantité de données liées à un projet de construction, le Big Data et les intelligences artificielles devraient bientôt permettre d’analyser la performance et améliorer la gestion de risque de projets immobiliers.

L’autre élément important à prendre en compte, dans la suite directe de la tendance à la structuration des données, c’est la standardisation des formats d’exploitation BIM. Les formats internationaux sont de plus en plus obligatoires sur les gros projets, et ils ont largement prouvé leur utilité. En permettant l’interopérabilité entre les différents logiciels BIM, les formats IFC, SIG ou encore COBie, favorisent la collaboration des équipes, la transparence des processus de décision, et, à terme, l’efficacité et la productivité des projets de construction.

A l’avenir, la connexion des différentes plateformes BIM devrait donc permettre une plus grande fluidité dans les flux de données, et les flux de travail !


Pour aller plus loin, retrouvez un résumé du NBS Technology Report ici. (En Anglais)